22 juillet 2017

L’Absolu

​Il désirait devenir le meilleur de mes amants.
C’est avec la plume qu’il me demanda comment y parvenir,
Mais je n’eu nul besoin de guider ses gestes lents,
Car c’est avec son coeur qu’il finit par le devenir.

Il me survola.

​Comme ​un Ciel chargé de pluie
Effleurant les cimes brumisées de baisers,
Il modelait les nuages à son envie,
Tantôt verge, tantôt verbe soufflant sur le brasier !

Il avait sous les mains le livre de ma vie,
Et de ses doigts caressants, doux et agiles,
Il en tournait les pages condamnées à l’oubli,
De jouissances en lents battements de cils…

Ses lèvres étaient d’or, son sceptre de platine !
Sur la soie de sa peau tissée d’éclairs,
S’imprimaient des fresques Byzantines…
Tandis que ses iris d’hypersthène viraient au vert.

Comme un Dieu, il ensemençait mon âme.
En moi se dessinaient des landes, des océans,
Des rêves, des cieux et des fleuves en flammes,
Nés de ce Magicien, cet inégalable Amant !

Ailé de patience, cet Ange était l’amour incarné.
Parfumant de poésie notre immaculé sanctuaire,
Il déclamait le soupir, composait la beauté,
Offrant au Plaisir les plus pénétrantes prières…

Je n’ai de cesse de chérir son existence, de l’adorer.
D’étreintes, en rimes, en âmes entres elles cousues,
J’ai épousé dans un plein abandon l’infini, l’éternité.
L’Absolu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *