Films

Into The Wild

De Sean Penn, avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt.

Résumé Allociné :
Tout juste diplômé de l’université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l’existence confortable et sans surprise qui l’attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s’aventurant seul dans les étendues sauvages de l’Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Ce film est tiré d’une histoire vraie. Ce que je ne savais pas en le voyant 7 ans après sa sortie (et pourtant c’est depuis sa sortie que je voulais le voir !).
Le véritable Christopher McCandless a réellement vécue cette vie là, dont Jon Krakauer a écrit un livre intitulé “Au bout de la solitude”, livre dont s’est inspiré l’acteur Sean Penn qui a écrit le scénario et réalisé le film. Un grand merci à lui donc, qui a pu porter à l’écran une fine mais incroyable tranche de vie d’un jeune homme libre.

Que dire de ce film ?
A vrai dire, quels mots pourraient interpréter mon émotion face à la beauté d’un tel but : celui de vivre en communion avec la nature ? Le but d’un humain qui, comme moi, possédait une voiture, un diplôme, des parents et la vie entière devant lui, mais qui a préféré le dénuement et la liberté au confort et à la sécurité.
Je ne suis pas remise de ce film et je crois que je ne le serai pas de si tôt car cela me fait m’interroger sur tant de points de notre quotidien que j’y ferai toujours référence !
Du coup, j’ai même prévu d’acquérir “L’amour de la vie” de Jack London, dont on fait référence dans le film.

C’est un hymne à la vie dans lequel les routes mènent vers d’autres âmes, d’autres destins, qui se croisent ou se mélangent. Une sorte de quête spirituelle, d’envie de partage mais aussi de paix, de tranquillité. S’éloigner de la population, revenir à la communauté, repartir, marcher, découvrir, s’arrêter un peu et reprendre le sac pour explorer encore toujours un peu plus loin.
Ce film c’est ça, une métaphore de nos propres destins d’humains pris au piège de la société.

Pourquoi avoir besoin d’un permis pour quelque chose ? Pourquoi se sécuriser ? Pourquoi même enfermer des gens pour les empêcher de se suicider alors que tel est leur volonté ? Pourquoi être toujours guidé, assisté, jugé ?
J’ai vraiment réalisé au visionnage de ce film qu’il était déjà trop tard pour notre espèce. Nous avons massacré l’être humain et avec lui, par conséquences, la planète.

 

Il est vrai que l’instant présent, les gens ne savent pas le vivre. Ne savent PLUS. La beauté simple et parfaite d’un chant d’oiseau dans le jardin, un petit écureuil au bois, la pâquerette du printemps, le nuage en forme de cheval, la conscience de notre coeur qui bat, le petit ruisseau qui va mener à la rivière, le brin de soleil entre les volets ou un flocon sur la manche du manteau… On ne prête attention à rien parce qu’on est pressé, stressé, alimenté par la compétition et… l’argent. L’argent que ce jeune homme brûle au début du film, lui tournant les talons son sac à dos chargé du strict nécessaire. “L’argent qui rend méfiant”, l’argent qui fait de nous des moutons de pâture…

Il y a aussi cette notion de décourage, de vouloir se dépasser, de vouloir retrouver ses origines. Toucher la terre, nager, marcher, respirer, se débrouiller par soit-même, s’émerveiller pour se réconforter…
J’ai trouvé cela magnifiquement vrai.

 

Les paysages sont splendides, tout le film ayant été tourné en décors naturels (si si pour de vrai !). Emile Hirsch est un acteur formidable, qui s’est imprégné du rôle jusqu’à perdre 20 kilos, offrant avec cette nouvelle silhouette les traits marquants de l’homme seul face à la nature. Sauvage, un rien agressif, mais beau. Même son regard a été sculpté par l’inspiration et son interprétation est bluffante, saisissante.

L’Alaska est vraiment un pays merveilleux que l’on peut voir de plus près dans ce film, dans sa partie sauvage, discrète, silencieuse.
C’est un bus abandonné qu’Alexander aura prit pour refuge durant neuf semaines. Neuf semaines où ses notes seront parcourues de douleurs allant de la terrifiante beauté de la nature à la solitude, en passant par la faim.

Un film exemple de 2h30 qui se laisse regarder sans la moindre lassitude avec de très bons acteurs, que je recommande plus que chaudement.
Pour moi désormais, un film culte.

Photo prise par le véritable Alexander McCandless qui a été retrouvée dans son appareil photo.

Bande annonce :

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